Des échantillons de bois fossiles datés par CIRAM lab
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Les résidus organiques retrouvés sur les artefacts archéologiques offrent une fenêtre unique sur les pratiques et modes de vie des sociétés anciennes. Grâce à des analyses scientifiques avancées, il est possible d’en identifier l’origine et l’usage.
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Les résidus organiques retrouvés sur des artefacts tels que des amphores, des vases ou des flacons constituent des témoins directs des pratiques humaines passées.
Ils permettent d’obtenir des informations précieuses sur les modes de vie, les habitudes alimentaires, les pratiques funéraires ancestrales et même les échanges commerciaux du passé. Par exemple, l’analyse de céramiques néolithiques a révélé la présence de traces de lait dans des poteries, apportant une meilleure compréhension des pratiques d’élevage et de consommation de produits laitiers à cette époque.
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L’identification des résidus organiques repose sur l’utilisation de techniques analytiques de pointe qui permettent une caractérisation fine des composés chimiques présents dans les échantillons. Chez CIRAM, plusieurs méthodes sont employées pour garantir une analyse précise et fiable :
Les applications de ces analyses sont multiples et touchent différents aspects de l’archéologie :
La spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF), utilisée en mode ATR ou en microscopie, est une technique analytique essentielle pour l’identification des grandes familles de composés organiques dans les matériaux archéologiques. Cette méthode permet de détecter la présence de lipides, de cires, de résines naturelles ou de protéines à partir des signatures spectrales caractéristiques.
Toutefois, la présence de matières minérales peut générer des interférences spectrales, rendant l’identification des composés organiques plus délicate. Pour pallier cette limitation, l’IRTF est généralement employée comme une technique préliminaire. Les spécialistes du CIRAM l’intègrent dans des protocoles analytiques multi-techniques, en association avec la chromatographie ou la spectroscopie Raman, afin d’affiner l’identification des résidus organiques.
La chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC-MS) est une technique de référence pour l’analyse des composés organiques en archéologie. Cette technique repose sur une séparation des molécules présentes dans un échantillon grâce à la chromatographie en phase gazeuse (GC), suivie d’une identification précise des constituants par spectrométrie de masse (MS), en fonction de leur rapport masse/charge.
Cette méthode permet de détecter et quantifier des composés en traces, apportant des informations essentielles sur leur composition chimique.
Grâce à elle, les experts du CIRAM identifient des biomarqueurs spécifiques, permettant de reconstituer la nature des substances anciennes telles que les huiles végétales, les graisses animales, les tanins ou les goudrons. Cette expertise contribue à l’interprétation des pratiques culturelles et économiques des sociétés anciennes, en révélant les usages et les transformations des matières organiques à travers le temps.
Principalement utilisée pour l’analyse des matériaux minéraux, la spectrométrie Raman constitue néanmoins une technique complémentaire précieuse en archéométrie. Son principal avantage réside dans son caractère non destructif, permettant d’étudier les échantillons sans altération ni préparation préalable.
Grâce à une excellente résolution spatiale, cette méthode permet d’analyser des résidus organiques à l’échelle microscopique (de l’ordre de quelques microns). Les chercheurs de CIRAM intègrent la spectrométrie Raman dans des protocoles d’analyse multimodaux, en la couplant avec la spectroscopie IRTF et la chromatographie GC-MS. Cette approche combinée est essentielle pour la caractérisation des substances complexes et permet d’identifier avec précision les matériaux organiques utilisés par les sociétés passées.
La carpologie est l’étude des restes de graines et de fruits issus de contextes archéologiques tels que des récipients ou des sédiments. L’analyse de ces macro-restes végétaux fournit des indications précieuses sur l’agriculture, l’alimentation et l’exploitation des ressources végétales par les sociétés anciennes. Même carbonisées, ces graines peuvent être identifiées par les scientifiques de CIRAM pour reconstruire les environnements passés.
La palynologie, centrée sur l’étude des pollens et spores, complète la carpologie et l’anthracologie (étude des charbons de bois) dans la reconstitution des paysages et climats anciens. Les analyses menées par CIRAM, via microscopie optique et électronique, permettent d’identifier les grains de pollen selon leur morphologie et structure, affinant ainsi les modèles paléoenvironnementaux et les dynamiques d’occupation des territoires.
Les laboratoires CIRAM se positionnent comme un acteur de référence dans l’analyse des résidus organiques appliquée à l’archéologie. En mobilisant un ensemble de techniques analytiques de pointe, nos équipes de scientifiques offrent une expertise approfondie pour déterminer la nature des substances anciennes et leur rôle dans les pratiques humaines passées.
Qu’il s’agisse de reconstituer les régimes alimentaires, d’identifier des matériaux d’origine naturelle ou de retracer des circuits économiques historiques, CIRAM apporte des solutions sur mesure pour chaque projet archéologique.
Ces technologies, alliées à des analyses complémentaires telles que la datation carbone par AMS, la datation par thermoluminecence, l’anthracologie/ xylologie, l’imagerie scientifique ou encore l’analyse isotopique, permettent une compréhension approfondie des artefacts, tout en garantissant leur préservation.
Contacter nos équipesUn résidu organique correspond à une trace laissée par des substances d’origine biologique sur des objets archéologiques (céramiques, outils, sédiments). Il peut s’agir de lipides, de protéines, de glucides ou de biomarqueurs spécifiques.
CIRAM utilise plusieurs méthodes analytiques : la chromatographie GC-MS, la spectrométrie infrarouge IRTF, la spectrométrie Raman, ainsi que des analyses carpologiques et palynologiques.
Oui, certaines substances comme les huiles, les cires ou les résines imprègnent durablement la matrice des céramiques et peuvent être analysées même après des millénaires.
Les techniques comme la GC-MS permettent d’identifier des composés à l’échelle des traces, avec une grande précision, même lorsque les échantillons sont extrêmement dégradés.
Le délai d’analyse varie en fonction de la complexité des échantillons et du nombre de techniques employées, mais il faut généralement compter quelques semaines.
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